Baby, it's cold outside (part. 2)

         
           Les vacances venaient de se terminer et la routine avait repris sa place dans la vie des membres de la famille Kurosaki, personne ne le dirait, mais cela faisait un bien fou. Une fois de plus, les fêtes de fin d'année avaient été mouvementées et revenir à un certain calme (jamais trop pour cette famille) était ce que tout le monde souhaitait. Depuis le fameux soir durant lequel elle avait revu Matsumoto et Tôsihrô après six ans, une semaine s'était écoulée et ces deux-là avaient déjà disparu de la circulation sans qu'elle puisse les voir une dernière fois. L'adolescente était profondément vexée, même si elle ne le montrait pas. Elle comprenait parfaitement pourquoi le capitaine de la dixième division était reparti à la Soul Society, il avait des responsabilités et des obligations auxquelles il devait répondre. Malgré tout, elle aurait souhaité et aimé qu'il vienne la voir pour au moins lui dire au revoir. Elle se connaissait, ainsi que son ami, elle savait qu'ils n'auraient pas eu besoin d'un long discours ou d'une intense embrassade, personnellement un simple « au revoir » suivit de son fin sourire lui aurait suffi. Apparemment, elle en demandait trop.
 
          En ce matin de janvier, alors qu'elle se dirigeait vers le lycée en compagnie de sa s½ur ; la neige lui parût soudainement de trop dans le paysage. Le soleil pointait tout juste le bout de son nez à cette heure-ci et les fins rayons qui tombaient sur ses joues les sauvaient de l'horrible froid qu'elles devaient affronter. Elle frotta avec énergie ses mains l'une contre l'autre dans le but de leur donner une once de chaleur, un frisson parcouru tout son corps et elle n'eut qu'une envie : se mettre au chaud. L'hiver durait depuis bien trop longtemps maintenant et elle voulait que le printemps arrive, que les beaux jours reviennent et que la chaleur du soleil réchauffe avec douceur sa peau. Elle était frigorifiée, comme tous les matins depuis le début de novembre, ce n'était pas nouveau, mais pour la première fois depuis plus de deux mois, elle détestait cette sensation mordante sur toutes les parcelles de son corps. Cela l'étonnait, elle semblait amoureuse de cette saison il y a à peine deux semaines encore et aujourd'hui, elle ne la supportait plus, comme lorsqu'elle était enfant. Elle ne s'était plus occupée de cette partie de son c½ur depuis que Orihime le lui avait conseillé, mais elle ne pouvait s'empêcher de se demander ce que cela voulait bien dire. Il s'était forcément passé quelque chose durant ces deux dernières semaines ; et elle était bien déterminée à le découvrir.
 
*

          Les recherches de Karin n'avaient pas porté leurs fruits, même après une longue semaine et Dieu seul savait à quel point elle s'était acharnée à la tâche. Pour la première de sa vie, l'adolescente aux cheveux bruns s'était sondée, réellement sondée, elle avait tentée de mettre un mot sur chacune de ses émotions, réfléchissant ainsi à tout ce qui se passait dans son c½ur et dans sa tête. Orihime lui avait dit, un mois plus tôt, que ces deux organes tentaient de lui faire comprendre quelque chose, malheureusement, rien n'était sorti de sa profonde analyse. Enfin, pas rien, elle mentait, mais rien de plausible. D'elle-même, la benjamine avait compris que tout son mal-être venait de sa rencontre avec le capitaine de la dixième division et principalement du discret départ du dieu de la mort. Cela, elle l'avait très bien compris, mais pourquoi ne plus aimer l'hiver ? Et plus important encore, pourquoi l'avait-elle aimé au premier abord ? Cela n'avait aucun sens et alors que pendant un instant, Karin pensait avoir enfin mis les choses au clair dans sa tête et son c½ur, tout paraissait se mélanger une fois de plus.
 
          Elle avait définitivement besoin de quelqu'un et qui était mieux placer pour l'aider sur ses sentiments qu'une personne qui ne faisait que cela, ressentir, que ce soit ses émotions ou celles de autres ?
 
 
« Tu voulais parler Karin-chan ? Demanda la douce voix de la belle rousse à travers la porte de la chambre de la plus jeune, après avoir légèrement toqué.
-Oui, rentre Orihime-nee, l'invita la lycéenne en jetant un dernier regard par la fenêtre, à la neige, moins épaisse qu'il y a un mois, mais toujours aussi présente dans les rues. Cette vue lui était à présent insupportable.
-Tout va bien ? Tu semblais encore bien loin pendant le dîner, commenta la petite-amie de Ichigo en rentrant dans la chambre, avant de refermer la porte dernière elle pour qu'elles puissent avoir un minimum d'intimité.
-Décidément, je ne peux rien te cacher, souffla Karin un air penaud sur le visage, comme un enfant prit en train de faire une bêtise.
-Viens donc t'asseoir et me dire ce qui ne va pas, hm ? »
 
          La proposition de la jeune femme était comme d'habitude d'une incroyable douceur et sur un ton profondément conciliant. Pendant qu'elle parlait, la belle aux yeux gris s'était assise sur le lit de la benjamine de la famille Kurosaki et tapotait avec une lenteur exagérée la place en face d'elle, lui intimant d'en faire de même. La footballeuse eut l'impression d'être revenue au point de départ, d'être revenue presque deux mois plus tôt sans que rien n'ait changé. Avait-elle eu raison d'écouter Orihime ? Oui, certainement et même si pour le moment, elle ne comprenait pas pourquoi elle avait du prendre tant de recul et avait l'impression d'avoir perdu beaucoup de temps, Inoue, elle, elle le savait pertinemment. Karin lui avait toujours fait totalement confiance et elle n'allait certainement pas commencer à douter d'elle maintenant, pas après toutes ses années. Alors la capitaine de l'équipe mixte de football commença à conter, à ce qu'elle pouvait considéré comme sa meilleure amie, bien au-delà de la simple belle-s½ur, tout ce qu'elle avait enfoui au fond d'elle sans s'en rendre compte depuis des années. L'avantage que cette semaine d'intense réflexion lui avait offert, était qu'à présent, l'adolescente savait ce qu'elle ressentait, pas avec un précision parfaite (il ne fallait pas trop lui en demander), mais c'était toujours cela. Elle avait appris plein de choses sur elle, à propos de sujets qui étaient révolus depuis des années maintenant, ainsi que sur des questions beaucoup plus actuelles, elle vaait pu répondre à l'une d'elles ; son mal-être avait définitivement un rapport avec Tôshirô. Malgré tout, elle avait encore besoin de la rousse pour exactement comprendre d'où toute cette masse à la fois homogène et hétérogène de sentiments qui se bousculaient avec force en elle venait.
 
          Karin ne sut combien de temps elle parla ; une demi-heure ? Peut-être une, voire deux heures ? C'était l'une des premières, si ce n'était pas la première fois de sa vie qu'elle prenait la parole aussi longtemps sans s'arrêter, et jamais il ne lui était venu à l'esprit de prendre une pause pour souffler ou laisser le temps à Inoue de tout comprendre. Elle lui avait parlé de toutes les découvertes qu'elle avait fait sur elle-même et avait longuement insisté sur ce qui la tracassait depuis un peu plus de deux mois à présent et sur quoi elle n'arrivait pas à mettre le doigt dessus ; pourquoi soudainement aimer la neige ? Ah, et bien évidement, de Tôshirô. La belle brune se sentait légère et c'était un sentiment qui n'avait que très rarement parcouru ses veines depuis le décès de sa mère ; elle avait décidément eu besoin de tout raconter et elle ne remercierait jamais assez Orihime pour être là, à son écoute, même si elle devait avoir des choses plus importantes à faire.
 
« Qu'en penses-tu, Orihime-nee ? Questionna la footballeuse, les joues quelque peu rouges, le regard empli d'espoir et la bouche légèrement ouverte laissant son rapide souffle s'échapper.
-Ce que j'en pense ? Pouffa doucement de rire la petite-amie de son frère, se cachant quelque peu avec sa main droite et la benjamine de la famille Kurosaki ne pouvait être que perdue. Les pièces du puzzle sont toutes là, comment ne peux-tu pas les voir ? Ton problème ne réside qu'en une seule et unique personne, tu es quelqu'un d'exceptionnel Karin-chan et je ne me moque pas de toi, loin de là. Tu te souviens, il y a deux mois, je t'ai dit que ta tête et ton c½ur essayaient de te dire quelque chose ? Demanda l'orpheline en regardant sérieusement sa cadette, sa question était purement rhétorique, si bien qu'elle continua le cheminement de sa pensée sans attendre la moindre réaction de l'adolescente. Je viens de le comprendre grâce à ce que tu m'as dit et tu es à deux doigts de le deviner toi aussi, l'informa la jeune femme aux longs cheveux couleur feu en se levant du lit de la lycéenne. Tu dois juste prendre un peu de recul sur la situation, la dernière fois cela t'a permis de t'approcher de la réponse, la prochaine fois que tu reculeras, tu avanceras, crois-moi, termina-t-elle en embrassant avec amour le front de Karin et se dirigeant vers la porte de la chambre des deux jumelles pour s'en aller.
-Mais, Orihime-nee, que fais-tu ? Si tu as la réponse, pourquoi ne me la donnes-tu pas ? S'exclama la plus impulsive des s½urs de Ichigo en se levant à son tour, mais avec une violence qui qui contrastait avec les gracieux mouvements de Inoue.
-Je suis désolée, je ne peux pas te la donner, essaye de ne pas trop m'en vouloir, tu comprendras quand tu auras assemblé les pièces du puzzle par toi-même. C'est quelque chose que je ne peux pas et que je ne dois surtout pas faire pour toi, tu me remercieras un jour, je te le promets. »
 
          Sans rien ajouter la belle partit, en lui offrant un dernier sourire triste qui contrastait avec ses prunelles pétillantes de joie. Qu'est-ce que tout cela pouvait-t-il bien dire ? L'adolescente était encore plus perdue, elle avait envie de pleurer, de crier et de rattraper la petite-amie de son frère pour lui faire cracher le morceau. Dévastée, Karin se dirigea vers la fenêtre de sa chambre pour regarder la neige comme elle l'avait fait un nombre incalculable de fois depuis le début de l'hiver et pour la première fois depuis deux semaines, admirer la couche blanche sur le sol l'apaisa. Bordel, que se passait-il chez elle à la fin ? Elle grogna bruyamment et décida qu'il fallait qu'elle sorte pour s'aérer l'esprit, elle en avait réellement besoin, sinon elle allait exploser. Elle quitta rapidement sa chambre et descendit deux par deux les marches de l'escalier qui la menèrent au salon-cuisine-entrée. Elle se hâta de saisir son gros manteau à capuche ; qu'elle enfila rapidement, son bonnet ; qu'elle déposa à la va-vite sur sa tête, sa grande écharpe en laine ; qu'elle enroula autour de son cou et ses gants qui recouvraient à présent ses fins doigts. Cette fois, elle ne dit rien, se contentant de répondre au regard entendu que lui lançait son père, elle pensait qu'il allait la retenir, n'acceptant pas que ses enfants sortent après manger, mais apparemment, lui aussi semblait comprendre ce qu'il se passait avant elle et cela l'agaçait.
 
          Une fois dehors, dans le froid, Karin soupira de soulagement. Elle se sentait étonnement bien dehors, dans le froid de la fin janvier, elle ne pouvait plus supporter ce changement perpétuel d'avis concernant cette saison. Sentant le froid parcourir la moindre partie de son corps, la capitaine de football commença à se mettre en marche vers une destination qu'elle ne connaissait pas, se laissant porter par ses jambes et son c½ur qui battait à tout rompre dans sa cage thoracique. Il faisait nuit depuis bien longtemps, puisque toute la famille avait eu le temps de manger et seuls les lampadaires et la pleine lune la guidait dans sa route, pourtant, Karin n'avait pas peur, elle savait au fond d'elle que là où elle allait, joie l'attendait.
 
          Soudainement, elle vit une ombre coupée se refléter entre les toits et les murs qui se trouvaient à sa droite. La belle brune ne connaissait que peu de personne qui s'amusait à courir sur les toitures et sut donc immédiatement qui s'était ; un Shinigami. Son c½ur fit un bond dans sa poitrine, alors qu'elle commençait à avoir les mains moites. Tôshirô ? Ce fut la seule chose à laquelle elle pouvait et voulait penser. Un sourire éclaira son visage à l'idée que le capitaine de la dixième division soit ici, dans sa ville. Sans réfléchir, elle s'élança à la poursuite de l'ombre, courant rapidement, ne pouvant se permettre de le perdre de vue, pendant qu'elle le conjurait de ne pas utilisé un shunpo ; ne le pratiquant pas, elle serait tout bonnement incapable de voir où il allait et encore moins de le suivre. Voyant que l'ombre ne semblait pas s'arrêter et qu'elle ne pouvait pas le rattraper, elle se traita d'idiote pour ne pas avoir penser avant et le héla.
 
« Hé, toi ! »
 
          Son interpellation sembla avoir eu l'effet escompté, en effet, ce qu'elle savait être un Shinigami s'arrêta brusquement, si bien qu'elle pu arriver à sa hauteur, quelques mètres plus bas. Le c½ur de Karin battait à tout rompre dans sa cage thoracique, brûlant ses poumons, brisant ses côtes et lui donnant envie de vomir ses tripes. Certes l'effort physique qu'elle avait dû fournir pour poursuivre le Shinigami avait été au-dessus de ses capacités, mais autre chose la mettait dans cet état et elle n'arrivait pas à comprendre ce que c'était. Du moins, pas encore. Après ce qui lui avait paru être une éternité et alors qu'elle continuait de respirer aussi élégamment qu'un b½uf, une tête couverte de cheveux blancs apparut, s'étant penchée pour savoir qui lui avait parlé. Un sourire fendit leur deux visages une fois qu'ils comprirent qui se trouvait en face d'eux. Le dieu de la mort se hâta de descendre du toit en un gracieux bond, alors que la brune ne pouvait plus soutenir son regard et devait poser ses mains contre ses genoux pour espérer reprendre son souffle. Une main rassurante se posa sur son dos, le frottant avec hésitation et même si Karin avait l'impression qu'elle allait rejoindre la Soul Society, un nouveau sourire apparut sur ses lèvres, Tôshirô était tout bonnement adorable.
 
« Tu vas bien ? Tu aurais dû m'interpeller plus tôt, lui reprocha-t-il doucement en continuant de la rassurer à sa manière et l'adolescente sut qu'il s'était permis de lui faire une remontrance parce qu'elle ne pourrait pas contre-attaquer ; habile de sa part. Décidément, tu n'es pas une Kurosaki pour rien, un simple humain n'aurait jamais pu tenir mon rythme, commenta le plus jeune des capitaines dans un ton qui ressemblait fortement à celui d'une personne fière de l'autre.
-Ton rythme, laisse-moi, rire, un simple footing, pour, moi, se moqua la footballeuse en faisant régulièrement des pauses entre les mots, ses poumons ne lui donnant pas autant d'air qu'elle l'aurait souhaité, la rendant au final ridicule.
-Bien évidemment. »
 
          Le capitaine Hitsugaya se contenta d'acquiescer, en continuant de frotter le dos de son amie qui ne semblait toujours pas pouvoir reprendre son souffle. Karin ne pouvait pas voir son visage, pour autant, elle savait qu'un petit sourire malicieux régnait sur ses fines lèvres, elle pourrait en mettre sa main à couper. L'imaginer se moquer d'elle la mettait en rogne, mais elle ne put que tousser encore une fois et prendre à nouveau une bruyante inspiration. C'était la première fois qu'elle repoussait autant ses limites et elle avait l'impression qu'elle ne pourrait jamais s'en remettre. Quelques minutes supplémentaires furent nécessaires pour qu'elle puisse respirer normalement. Lentement, elle se redressa et Tôshirô laissa sa main retomber contre son propre corps ; les deux ne laissant rien paraître sur le manque et le trouble qu'ils ressentirent suite à ce mouvement. Sous les rayons purs de la lune, le Shinigami ressemblait à un ange et Karin se demanda le temps d'un instant si elle ne l'imaginait pas, si elle ne l'avait pas toujours imaginé. Une telle beauté ne pouvait pas être réelle. En posant sur le jeune homme des yeux empli d'un sentiment qui ne lui avait jamais été destiné, l'adolescente leva sa main tremblante vers ce qu'elle avait toujours cru être son ami. Surprenant les deux, le bruit de la claque retentit contre la joue du dieu de la mort et à travers les rues vides de Karakura.
 
« Je suis désolée, s'empressa de dire la brune, voulant toucher la joue meurtrie pour apaiser la douleur sans pour autant oser le faire, se contentant de la ramener contre elle.
-Je l'ai sûrement mérité, c'est pour la dernière fois, n'est-ce pas ? Devina aisément le capitaine de la dixième division en massant légèrement sa joue à présent rouge, il avait compris avec une facilité déroutante ; elle avait oublié à quel point il était moins aveugle qu'elle.
-Tu aurais au moins pu dire au revoir, oui, souffla Karin en le fixant droit dans les yeux ; autant être honnête puisque Tôshirô semblait la comprendre.
-Je sais, avoua-t-il en se grattant l'arrière de la nuque, tout à coup gêné et la lycéenne s'en voulait de toujours le trouver aussi mignon. Je, tenta-t-il en avançant maladroitement sa main droite vers la benjamine de la famille Kurosaki avant de la laisser tomber contre lui. J'ai été rappelé à l'improviste, un problème à la Soul Society, je n'ai pas eu le temps de venir te voir, expliqua rapidement Hitsugaya et il était sincère, elle pouvait le voir à l'étincelle qui brillait dans ses iris turquoise. Et j'en avais vraiment envie. »
 
          Karin ne sut que répondre, que pouvait-elle répondre à cela de toute façon ? Jamais de sa vie elle ne se serait attendue à ce que des paroles aussi, aussi teintées de sentiments pourraient sortir de la bouche de Tôshirô. Lui aussi avait changé durant ses six années, il semblait plus enclin à dire ce qu'il ressentait réellement, à s'ouvrir ; et cela réchauffa son propre c½ur. Le capitaine réputé pour sa froideur venait de lui avouer qu'il avait eu envie de la voir, ce n'était pas n'importe quoi et la belle brune le comprenait très bien. Alors, elle laissa un fin sourire prendre possession de ses lèvres, des rougeurs s'installer sur ses pommettes et se réfugia dans les bras du jeune homme aux cheveux blancs. Elle ne lui en voulait plus vraiment, elle ne lui en avait jamais réellement voulu après tout. Ils appartenaient tous les deux à des mondes totalement opposés : la vie et la mort. C'était l'avantage d'avoir un frère et un père shinigami, elle comprenait, pas dans sa totalité, mais des éléments de la vie de son ami, lui permettant de se monter plus conciliante et de l'accepter. Si Karin avait relevé la tête, elle aurait d'abord vu la surprise se lire sur le visage de Hitsugaya, puis elle aurait vu de la tendresse prendre possession de son visage pendant qu'un fin sourire étirait ses lèvres et que des étincelles ainsi qu'un sentiment qu'elle n'avait vu que dans les prunelles de son frère briller dans ses iris. Malheureusement, l'adolescente ne sentit que ses forts bras l'entourer et la serrer contre elle avec une délicatesse et une ardeur contradictoires. Il la voulait, la désirait, voulait l'embrasser et la toucher, tout son corps le lui criait et pourtant, Karin n'arrivait pas à l'entendre, le ressentir et encore moins le comprendre. La lycéenne inspira l'odeur toujours aussi fraîche et apaisante du capitaine grâce à sa tête qui reposait contre son torse musclé. Ses mais serrèrent automatiquement le haori blanc avec force, s'y attachant, sans s'en rendre compte dans un geste désespéré. Ils restèrent comme cela pendant de longues minutes et ils auraient pu y rester pendant encore des heures entières, si un frisson n'avait pas parcouru tout le corps de la benjamine de la famille Kurosaki, la faisant violemment trembler.
 
« Il fait froid dehors, rentrons. »
 
          Le souffle de Tôshirô contre son oreille avait de nouveau fait frissonner la belle brune, mais pas pour les mêmes raisons et elle ne savait pas quoi en penser. Doucement, le jeune homme aux cheveux blancs se sépara, à contre c½ur, de l'humaine, il lui offrit tout de même un sourire et se dirigea vers la clinique de son ancien supérieur. Karin eut besoin de quelques secondes supplémentaires pour elle aussi se mettre en marche. Le Shinigami ne l'avait pas attendu, malgré tout, dès qu'il entendit ses pas derrière lui, il tendit son bras et écarta ses doigts pour que la capitaine de l'équipe de football mixte puisse y glisser les siens. Leurs joues étaient à tous les deux roses à cause de la gêne, pendant qu'ils marchaient l'un à côté de l'autre, au même rythme et leur c½ur battant à l'unisson. Chacun essayait de montrer à quel point l'autre comptait, malheureusement, c'était tellement hésitant et maladroit qu'ils n'arrivaient pas à se comprendre. Néanmoins, chacun gardait l'espoir et n'abandonnait pas, sachant au fond d'eux qu'avec le temps que cela serait plus simple. Du temps, c'était tout ce dont ils avaient besoin, après six longues années de séparation.
 
          La maison de la famille Kurosaki était silencieuse, aucune lumière ne s'échappait des vieux volets prouvant bel et bien que tout le monde dormait, même Yuzu qui devait pourtant être morte d'inquiétude pour sa jumelle. Les deux jeunes gens s'arrêtèrent d'un même geste devant la porte d'entrée et se regardèrent, perdus. Que devaient-ils se dire ou faire ? Tout semblait si compliqué, c'était si dur de trouver la bonne façon de laisser son c½ur parler lorsqu'on le faisait pour la première fois de sa vie. Hitsugaya fut le premier à agir, il se pencha vers l'adolescente, ses iris étant toujours plongés dans les siens, son regard était profond, envoûtant, empli d'un sentiment que la plus jeune n'arrivait pas à nommer et qui pourtant était clair comme de l'eau de roche. Le Shinigami se contenta de poser son front contre celui de la lycéenne, collant aussi leur nez par la même occasion. Il était à présent difficile d'établir un contact visuel digne de ce nom, chacun ayant tendance à loucher plus qu'autre chose et pourtant, ils appréciaient ce chaste contact entre eux. Karin tendit sa main vers la joue meurtrie du capitaine de la dixième division dans le but d'approfondir leur étreinte si particulière, le supérieur de Matsumoto fit de même, excepté que sa paume glissa à travers son écharpe pour reposer contre son cou, lui donnant la chair de poule. Leur souffle, à la fois profond et rapide se mélangeaient et réchauffait le visage de l'autre. Continuant de se regarder droit dans les yeux, la petite s½ur de Ichigo et le frère adoptif de Hinamori tentèrent dans une nouvelle tentative de dire à l'autre ce qu'ils ressentaient.
 
          La sonnerie d'un téléphone rompit le moment sans une once de douceur. Un éloignement rapide, un raclement de gorge gêné, un baissement de tête honteux, un grognement de mécontentement, des doigts se tordant entre eux et une main cherchant le cellulaire s'exécutèrent simultanément et maladroitement.
 
« Un Hollow, je dois y aller, annonça Tôshirô, le regard empli de tristesse tandis qu'un sourire qui se voulait rassurant traînait sur son visage.
-Va sauver le monde, je serais encore là à ton retour. »
 
          Ce fut la seule réponse qui vint immédiatement à l'esprit de la belle brune, pendant qu'un sourire s'installait à son tour sur son visage. Elle venait elle aussi de s'ouvrir au dieu de la mort et elle espérait au plus profond d'elle qu'il avait compris à quel point cela avait été dur de le faire. Le sourire de Hitsugaya se fit plus grand, dévoilant ses dents blanches, montrant son bonheur. Il se pencha à nouveau vers l'adolescente, prit son visage en coupe et déposa un long baiser sur son front, à la fois protecteur et empli d'amour. Puis il partit en un shunpo avant que Karin, qui avait fermé les yeux pour profiter de l'étreinte n'ait eu le temps de les rouvrir.
 
*

          La semaine était passée incroyablement vite pour la benjamine de la famille Kurosaki, en effet, cette dernière s'était entraînée avec son équipe en vue du match les opposant à celle de Fujimo. Les joueurs de cette ville voisine étaient redoutables par leur niveau supérieur au leur et cela ne servait à rien de le nier, après tout, deux ans auparavant, ils avaient gagné le championnat d'hiver. Malgré tout, la féroce capitaine savait que ses coéquipiers avaient durement travaillé ces dernières semaines pour devenir meilleurs dans le but de battre leurs adversaires, dépassant leurs limites physiques comme mentales. Même si ce week-end ils perdaient, certes elle serait extrêmement déçue de voir tous ses efforts tomber à l'eau, soyons tout de même réaliste, mais Karin sourirait envers et contre tout. Elle laisserait un sourire fendre ses lèvres et dévoiler ses dents pour la simple et bonne raison qu'elle avait vécu une magnifique aventure avec des gens qu'elle aimait et qu'elle pourrait regarder en arrière, voir ce chapitre de sa vie et en être fière. Elle savait que ce sentiment n'était pas permis à tout le monde, alors elle comptait le chérir avec le plus grand soin.
 
« Nee-san, tu es prête ? »
 
          La question de Yuzu retentit dans toute la maison, sortant violemment l'adolescente aux longs cheveux bruns de ses profondes pensées, elle saisit avec empressement son sac de sport pratiquement vide ; ne contenant qu'une serviette, une bouteille d'eau, un gros pull et un jogging. Le match se jouait à domicile, alors elle était déjà en affaires de sport, ne souhaitant pas perdre de temps dans les vestiaires puisqu'elle serait déjà bien occupée, étant le coach de son équipe elle allait rencontrer l'entraîneur adversaire et l'arbitre pendant que ses coéquipiers et ses opposants se changeraient. Elle descendit comme à son habitude les marches de l'escalier en courant avant d'atterrir brusquement dans la salon-cuisine-entrée. Sa s½ur était devant la porte, habillée et prête à partir et elle lui offrait un sourire transmettant amour, confiance et encouragements, Karin n'aurait jamais pu souhaité meilleure jumelle que Yuzu. Orihime se trouvait à côté de la cadette de la famille Kurosaki, ces dernières avaient dû discuté le temps qu'elle finisse de se préparer. Elle était elle aussi recouverte d'une chaude couche de vêtements, portant un cache-oreilles noir, c'était étonnement sobre et passe-partout venant de la part de Inoue ; immédiatement, la footballeuse sut que c'était un cadeau de son grand-frère qui faisait toujours dans la simplicité. En parlant de lui, Ichigo, en l'entendant arriver avec sa grande délicatesse et discrétion, se leva du canapé où il regardait la fin des informations. Le roux enfila dans un même mouvement que Karin son manteau, son écharpe, son bonnet et ses gants. Son père était en pleine intervention auprès d'un patient et ne viendrait que plus tard, alors ils ne l'attendaient pas ; une fois prêts, tous regardèrent la lycéenne, attendant son signal et elle fut la première à passer le pas de la porte.
 
          Le trajet se passa dans un étrange silence. La brune ne l'avouerait jamais, mais elle était énormément stressée et elle savait que les mauvaises ondes qu'elle envoyait se reflétaient sur toute la famille. Malheureusement, elle ne pouvait pas se contrôler et plus elle se forçait de paraître décontractée, plus ses pensées s'assombrissaient. Elle avait l'impression de toute sa vie allait se jouer durant ce match, c'était bête parce qu'à première vue c'était loin d'être le cas, cependant elle avait tellement travailler pour en arriver là : s'entraînant parfois jour et nuit, ne dormant pas de la nuit pour pouvoir jongler entre les cours et le football ou encore criant et encourageant son équipe. Finalement c'était peut-être vrai, peut-être qu'une partie de sa vie allait se jouer durant les quatre vingts minutes qui allaient suivre. Ils arrivèrent rapidement devant le terrain de football et après un dernier regard en direction de son frère, sa s½ur et Orihime, la capitaine partit ver son équipe. Un léger sourire étira ses lèvres rosées, en effet, elle avait pu voir dans les yeux de sa famille une immense fierté et cela lui avait redonné du courage et lui avait redonné confiance ; elle connaissait ses capacités et elle se devait de donner le meilleure d'elle-même.
 
 
          Karin n'arrivait plus à respirer convenablement, elle avait bien trop chaud pour que cela soit supportable et elle sentait tous les membres de son corps trembler comme une feuille sous la force du vent. La mi-temps venait d'être annoncé par l'arbitre et la belle brune n'avait qu'une envie : s'écrouler contre le sol. L'équipe de Fujimo menait le match un à zéro et l'adolescente se demandait comment ses coéquipiers et elle allaient faire pour reprendre l'avantage et gagner. Ils ne semblaient pas humains ; ils n'étaient pas épuisés, étaient toujours réactifs, ne faisaient aucune erreur et anticipaient tous leurs mouvements. Heureusement que Azami, leur gardienne était performante, voire même incroyable, elle n'avait laissé passer qu'un seul ballon sur la dizaine que l'équipe adverse avait lancé droit vers elle. Malheureusement, ce n'était pas normal que Azami ait eu à arrêter neuf ballons pour être exact, si leur défense était meilleure, la belle blonde n'aurait jamais eu à pousser ses retranchements, la capitaine voyant très bien que sa gardienne était épuisée. Karin n'arrivait pas à comprendre d'où venait cette faiblesse, ils s'étaient beaucoup concentré durant leurs nombreux entraînements sur leur façon de défendre les buts et les joueurs concernés s'étaient énormément améliorés. Que lui pouvait-il bien lui manquer pour que son équation soit parfaite ?
 
          La lycéenne but une nouvelle gorgée de l'eau de sa gourde, pendant que son esprit travaillait à la vitesse de la lumière pour trouver la réponse à sa question. Elle jeta un rapide coup d'½il à ses coéquipiers et voir leur visage empli de tristesse lui brisait le c½ur, ils commençaient à désespérer et elle ne pouvait pas leur en vouloir, après tout, elle aussi perdait progressivement espoir. Elle poussa un profond soupir tout en remettant sa gourde dans son sac de sport. Lorsqu'elle releva la tête, la benjamine de la famille Kurosaki croisa leur regard inquisiteur, ils attendaient qu'elle dise quelque chose, qu'elle les encourage, qu'elle les rassure, mais que pouvait-elle bien leur dire ? Elle-même était secouée par les doutes et ce n'était pas dans sa nature de réconforter les autres. En cet instant, elle aurait souhaité être quelqu'un comme Orihime, si elle avait été à sa place, la rousse aurait immédiatement trouver les mots pour apaiser ses coéquipiers. Elle aurait aussi aimé être comme son frère, posséder ne serait-ce qu'une once de sa détermination sans faille, lui aurait permis de leur remonter le moral à l'aide d'un seul et unique regard. Malheureusement, elle n'était aucun des deux et elle devait gérer la situation à sa manière et du mieux qu'elle le pouvait.
 
« On fait quoi maintenant capitaine ? Demanda courageusement Baku l'un de ses attaquants parlant pour tout le reste de l'équipe.
-Je n'en ai aucune idée Maruyama, lui répondit la belle brune en passant une main dans sa queue de cheval, stressée. Lorsqu'elle endossait le rôle de capitaine et de coach, ils avaient tous conclu qu'ils l'appelleraient par son titre et elle par leur nom de famille, par pur respect.
-Tu n'en as réellement aucune idée ? Questionna une nouvelle voix dont le propriétaire n'était autre que Namito Sakamoto, l'un de ses plus proches amis.
-Je suis réellement à court d'idées, je ne sais pas comment faire pour contrer leurs attaques, notre défense semble être de papier face à eux, expliqua avec un calme qui ne lui ressemblait pas Karin, réfléchissant toujours à une tactique pour les sauver.
-C'était comme s'ils pouvaient lire nos mouvements, comme si à travers notre manière de jouer ils savaient déjà tout ce qu'on allait faire à l'avance, commenta Izumi Yokoyama, l'une des défenseurs, les sourcils froncés à cause de l'agacement.
-C'est ça ! Cria soudainement la jumelle de Yuzu en tapant son poing droit contre sa paume gauche, son visage s'éclairant et un sourire ornant ses lèvres. Ils arrivent à lire nos mouvements parce que nous bougeons toujours de la même manière sur le terrain, nous avons nos habitudes de jeux et notre corps transmet des signes qu'ils se sont entraînés à repérer. Tout ce que nous avons à faire, c'est de jouer sans que notre corps ne nous trahisse, développa la capitaine comme si ce qu'elle racontait à ses coéquipiers était d'une parfaite évidence.
-Sans t'offenser capitaine, comment comptes-tu faire cela ? Interrogea Rai Ogawa la petite tête de l'équipe avec un air suspicieux sur le visage, ne semblant pas comprendre où l'adolescente voulait en venir et en réalité, personne ne la suivait.
-Nous allons échanger nos rôles, tout simplement.
-Attends, répète ? Intervint Azami Kikuchi dont la voix fut la seule à être parvenu entièrement aux oreilles de Karin, traversant avec difficulté toutes les protestations de tous les joueurs.
-On va échanger de moitié nos postes et je veux qu'on fasse un 4-4-3 d'accord ? Sato et Sano sortez du banc, vous êtes attaquants, Maruyama tu restes attaquant. Ogawa et Noguchi vous passez en milieu avec moi. Namito sors du banc, toi et Yokoyama vous passez en défense, Arai et Iwasaki vous gardez vos postes. Kikuchi tu restes au but, tu te débrouilles vraiment bien là-bas. »
 
          Son ton était ferme et sans appel. La fille de Isshin et Masaki eut à peine le temps de finir sa phrase que déjà des protestations s'élevaient dans les airs. Ils avaient totalement raison, ce qu'elle leur demandait était tout bonnement fou, elle prenait un grand risque en échangeant les postes de ses joueurs. Elle n'avait bougé que ceux qu'elle savait polyvalent, sachant très bien que cela ne servait à rien de mettre un attaquant en défense si ce dernier ne savait pas jouer ; dans ce cas là, autant se tirer une balle dans le pied à l'avance. Malgré tout, cela restait un mouvement dont elle ne connaissait pas réellement le résultat. Elle savait au fond d'elle que cela avait des chances de marcher, sinon elle ne l'aurait jamais proposé à son équipe, pour elle, c'était la bonne, mais surtout la seule décision qu'elle avait en sa possession. Ça passait ou ça cassait. Voyant que leur capitaine ne changerait pas d'avis et n'était pas ouverte à la conversation, l'équipe s'exécuta, échangeant de maillot dans un silence oppressant tandis que les nouveau joueurs s'échauffaient pour être prêt à joueur dans seulement quelques minutes. Le coup de sifflet retentit, au-delà de l'horrible son aigu qui retentit dans tout le stade, Karin eut l'impression que sa sentence venait d'être décidée.
 
 
          La belle brune avait envie de pleurer, il ne restait que cinq minutes de jeu et les deux équipes étaient à égalité. Sa technique avait fonctionné au début, en effet, les joueurs adverses avaient été pris par surprise et ne savaient plus comment réagir face à leur jeu ; grâce à cela, ils avaient réussi à marquer un but. Malheureusement, ils étaient forts, si forts qu'ils avaient rapidement analysé le nouveau jeu de l'équipe de Karin et depuis vingt minutes à présent, personne n'arrivait à reprendre le dessus. Ils n'allaient pas gagner, la benjamine des Kurosaki ne savait pas comment faire pour gagner, elle était à court d'idées et d'énergie ; tout ce qu'elle voulait faire, c'était de plonger dans les bras de son ami, de Tôshirô pour trouver un minimum de réconfort. Depuis quand avait-elle besoin du Shinigami pour retrouver sa bonne humeur ? Il fallait qu'elle le revoit pour mettre à plat tout ce qu'elle ressentait, parce qu'elle n'arrivait pas à s'en sortir avec toutes les nouveaux sentiments et pensées qui bataillaient à l'intérieur de son pauvre c½ur qui se savait plus où donner de la tête. Comment pouvait-elle lui dédier toute son attention alors qu'elle était en plein match ? Décidément, plus rien n'allait.
 
          Soudain, elle sentit une aura près d'elle. Un Hollow ? Non, c'était bien plus familier et doux. Un Shinigami ? Oui, tout à fait. Elle se concentra sur le riatsu qui émanait de l'esprit tout en continuant de freiner l'attaque que son équipe était en train de subir. Glacial et chaud à la fois- Tôshirô ! Son c½ur bondit dans sa cage thoracique et ce n'était pas à cause de l'effort physique qu'elle était en train de faire. Elle tourna sa tête à gauche puis à droite, à la recherche de son ami aux cheveux blancs. Où pouvait-il bien être ? Elle devait le voir. En regardant l'un des arbres qui entouraient le stade, la lycéenne l'aperçu, dans son standard habit noir recouvert du prestigieux haori blanc. Elle croisa ses yeux turquoise et vit un bienveillant sourire recouvrir son visage mature. Il était magnifique et la footballeuse ne put s'empêcher de sentir ses joues devenir rouges et une fois de plus, ce n'était pas qu'à cause du match. Il fallait qu'elle arrête de se voiler la face, elle aimait Tôshirô bien plus qu'elle ne voulait l'avouer, mais jusqu'à quel point exactement ? Elle se promit de répondre à cette question dès que possible, pour le moment, elle avait un match à gagner et elle comptait bien le faire.
 
 
          Le dernier coup de sifflet venait d'être annoncé par l'arbitre. Karin avait de nouveau envie de pleurer, cependant ce n'était pas pour les mêmes raisons que quelques minutes plus tôt. Elle ne pouvait pas expliquer comment ils avaient fait, mais ils avaient réussi, ils avaient gagner, ils venaient de gagner le match. Tout son corps tremblait, elle voyait floue à cause des larmes de joie qui remplissaient ses yeux et elle n'arrivait pas à comprendre comment la fin de match venait de se passer. Elle se revoyait faire la passe à la belle Sano et observer cette dernière tirer en direction du but ennemi et puis plus rien. Elle se retrouvait à présent dans les bras de tous ses coéquipiers, tous profondément émus. Alors qu'elle n'arrivait plus à respirer à cause de l'émotion, elle chercha immédiatement le capitaine de la dixième division ; ce dernier n'avait pas bougé d'un pouce et un éblouissant sourire étirait ses fines lèvres. Elle pouvait voir dans ses prunelles toute la fierté qu'il lui portait et sentir ce sentiment sur sa peau n'était synonyme que de pure satisfaction pour l'adolescente en marge de devenir une jeune femme. Pour la première fois, elle remarqua dans les yeux turquoise de son ami un sentiment qu'elle ne leur avait jamais connu : de la tendresse peut-être ? Ce dernier ressemblait dangereusement à celui qui se trouvait toujours dans les iris de son frère quand il regardait sa princesse. Cela ne venait donc pas seulement d'elle ? Elle avait envie de lui parler, qu'il lui prenne la main et qu'il l'emmène en un shunpo loin d'ici. Oui elle était plus qu'heureuse d'avoir gagné et qu'ils soient enfin en demi-final, cependant ce qui la faisait briller était la présence de Hitsugaya près d'elle.
 
          Soudain, elle sentit une main saisir la sienne et la seconde d'après tous les bruits des spectateurs et des joueurs de son équipe disparurent. Elle se trouvait au bord du cours d'eau qui passait juste à côté de Karakura ; la rivière Onose. Elle fut surprise et ne s'embêta pas à tenter de le cacher. Tôshirô avait-il lu dans ses pensées ? C'était une envie qu'elle avait eu sur le coup, elle n'imaginait pas l'état de sa famille et ses amis à l'heure actuelle, ils devaient certainement en train de se demander ce qui lui était arriver, qu'en était-il des spectateurs et de l'équipe adverse ? Ce n'était pas bon du tout, elle devait retourner là-bas. Si son frère apprenait que c'était le capitaine de la dixième division qui avait fait cela et même si elle ne doutait pas de la puissance du Shinigami aux cheveux blancs, elle ne donnait pas cher de sa peau. Malgré tout, il y avait une partie d'elle qui lui criait désespérément de ne pas partir, qui la suppliait de saisir cette chance qui lui offerte sur un plateau d'argent dans le but d'enfin répondre à toutes ses questions. Encore une fois, entre le c½ur et la raison, Karin décida que c'était à son organe qu'elle donnerait la totale parole. Un silence apaisant s'installa entre les deux jeunes gens qui n'arrêtèrent pas de se regarder dans les yeux, tentant à la fois de transmettre leurs sentiments et de comprendre ceux de l'autre. Et pour une fois, cela ne sembla pas peine perdue, puisque la belle brune termina d'assembler toutes les pièces du puzzle, celui dont Orihime n'avait pas souhaité lui donner la réponse et comme d'habitude, cette dernière avait eu totalement raison de ne pas le faire. Tout semblait si évident maintenant et elle se sentait bête de ne pas l'avoir compris plus tôt.
 
          La lycéenne se rapprocha de Tôshirô, collant avec une légère hésitation leur corps ensemble alors qu'elle déposait sa main gauche, celle encore libre dans la nuque du capitaine, caressant lentement la chair qui s'offrait à elle et ébouriffant les cheveux à sa merci. Elle pouvait enfin sentir les mèches blanches sous sa paume et elle retint un gloussement en comprenant qu'elles ne fonderaient pas sous la chaleur de ses doigts comme neige au soleil. Le dieu de la mort ne n'avait pas une seule seconde ôter ses prunelles de son visage, même lorsque la surprise, puis l'incompréhension s'étaient transcrites sur son visage suite aux mouvements de la plus jeune. Enfin, le Shinigami sembla comprendre ce qui s'était passé dans la tête de la brunette et il sourit, dévoilant ses dents blanches en un sourire que Karin ne lui avait vu que très rarement. Il passa à son tour sa main contre la taille de l'adolescente, utilisant cette prise pour la serrer avec douceur contre lui, puis il lâcha la main droite de la footballeuse, l'utilisant pour recouvrir sa joue. Le plus vieux semblait se moquer de la sueur qui coulait et avait roulé sur son visage, n'hésitant pas à caresser à l'aide de son pouce le coin de ses lèvres ; faisant sourire la benjamine des Kurosaki. En regardant les hypnotiques prunelles turquoise du jeune homme, cette dernière eut littéralement l'impression de plonger dans une mer d'une pureté incroyable, durant son plongeon jamais la lycéenne eut peur de se noyer, sachant que l'amour qu'elle pouvait lire dedans la maintiendrait à la surface. Ils n'avaient pas besoin de mots, leurs gestes parlaient pour eux et ils trouvaient cela magnifique. Souriant malicieusement, Karin se demanda, le temps d'un instant, s'ils brillaient.
 
« Est-ce que je peux t'embrasser ? »
 
          La question du capitaine de la dixième division sortit abruptement l'adolescente du monde dans lequel elle se trouvait. Venait-il réellement de lui demander cela ? Elle eut envie de pouffer de rire et de se moquer gentiment du jeune homme, mais en voyant ses joues se recouvrir progressivement d'un teinte rougeâtre, elle ne dit rien et se contenta de hocher la tête. Un sourire encore plu éclatant qu'avant -comme si cela était encore possible- naquit sur les lèvres de Tôshirô. Ses pommettes remontèrent haut sur son visage et ses yeux devinrent plus petits ; il était adorable. Doucement et avec une hésitation plus que palpable, le Shinigami aux cheveux blancs approcha son visage de celle qu'il aimait, leurs nez se touchèrent sans grande élégance et ils s'écrasèrent quand leurs lèvres se frôlèrent. C'était tous les deux leur premier baiser et même s'il était loin de ressembler à ceux des romans ils l'avaient adorer. Le dieu de la mort se recula, regarda une nouvelle fois Karin comme pour avoir son accord avant de l'embrasser à nouveau ; cette fois-ci leur nez ne se touchèrent que très peu et leurs lèvres se rencontrèrent pleinement. C'était encore hésitant, cependant, c'était tellement agréable que des papillons se propagèrent dans leur estomac. Comme si l'attente avait été bien trop longue pour les deux jeunes, ils réessayèrent une nouvelle fois et encore une autre fois, ne se lassant pas des sensations que cela leur procuraient.
 
          La belle brune finit par saisir avec force les cheveux de son amant tandis que ce dernier la serrait fortement contre lui, ne faisant plus qu'un. Ils avaient le souffle court et les joues rouges, malgré tout, quand ils se regardèrent à nouveau, leurs iris brillaient de joie et d'amour l'un pour l'autre. Avec la même tendresse, Hitsygaya décala sa main gauche de la joue jusqu'aux omoplates de la brunette et il la colla contre lui avec ardeur, comme s'il avait peur qu'elle disparaisse, qu'elle ne soit plus près de lui, comme si elle avait envie de le quitter. Karin ne pourtant fit aucune remarqua, appréciant l'étreinte, serrant de son côté son haori blanc pour le retenir près d'elle, ressentant malgré tout la même appréhension. La footballeuse pouvait entendre le c½ur de ce qu'elle pensait pouvoir à présent appeler son petit ami ; il battait à tout rompre dans sa cage thoracique et il était une nouvelle preuve de l'amour qu'il lui portait. Si seulement il pouvait lui aussi entendre à quel point le sien cognait lui aussi dans sa poitrine.
 
« Pourquoi ? Souffla brusquement la plus jeune, venant de rompre sans réellement le vouloir la magie du moment.
-Pourquoi quoi ? Demanda à son tour Tôshirô, son menton contre les cheveux noirs de la lycéenne, ne comprenant pas où elle voulait en venir.
-Pourquoi revenir après six ans ? »
 
          Les sourcils du plus vieux se froncèrent à l'entente de la question et quand il remarqua que la voix de Karin était étrangement fébrile. Réagissant immédiatement, le capitaine de la dixième division se détacha de l'adolescente pour pouvoir établir un contact visuel avec elle. Il avait besoin de voir ce qui se passait dans ses magnifiques prunelles, il avait besoin de comprendre ce qu'elle ressentait et ce qu'elle n'osait pas lui dire ; cela il ne pouvait le faire qu'en regardant ses iris d'un envoûtant gris. Il saisit délicatement ses deux mains, glaciales à cause du froid et les recouvrit des siennes. La brunette attendait de lui qu'il soit sincère, il pouvait le voir dans son regard empli d'espoir, alors c'était ce qu'il allait faire. Après tout, il lui devait bien ça, c'était lui qui était revenu comme une fleur après six ans de silence et au grand jamais il n'aurait cru que la petite s½ur de Ichigo l'accepterait à nouveau dans sa vie sans aucune reproche ou remarque. Elle avait grandi et elle semblait être plus compréhensive et moins têtue qu'avant, si seulement son frère pouvait prendre exemple sur elle ; mais ça, c'était une autre histoire. Il avait besoin de grande inspiration pour ce qui allait arriver.
 
« Il est vrai que je voulais te revoir, tu m'avais réellement intriguée, mais avec mon rôle de capitaine je ne pouvais pas aller sur Terre quand je le voulais. Je ne sais pas si tu le sais, nos déplacements sont surveillés et toujours justifiés. Puis, rapidement l'enlèvement de Inoue Orihime est arrivé, suivi du combat final contre Aizen. Grâce à ton frère et à son sacrifice toute menace était éloignée et je n'avais définitivement plus aucun prétexte pour revenir sur Terre, pour revenir vers toi, expliqua Tôshirô avec son sérieux habituel tandis que Karin l'écoutait avec attention, avide de connaître les réponses aux questions qui se bousculaient dans sa tête. On ne se connaissait pas réellement après tout et je ne savais pas ce que j'allais te dire ou faire si jamais je revenais te voir. Et c'est rapidement devenu un cercle vicieux, plus le temps passait et plus je trouvais cela déplacé de revenir vers toi, donc j'attendais et j'avais encore moins le courage de venir. Comment allais-tu m'accueillir ? J'ai repoussé ton existence au fin fond de ma mémoire pour me concentrer sur mon travail comme je l'avais toujours fait jusqu'ici. Finalement, je ne me suis plus réellement posé de questions puisque que j'étais certain de te revoir un jour, à la Soul Society, même si pour cela je devais attendre des décennies. Ensuite, la guerre contre les Quincys a été déclaré et tout s'est enchaîné à une vitesse ; j'étais en train de combattre et la seconde d'après j'étais mort et transformé en zombie, continua-t-il avant de marquer une légère pause en voyant l'air horrifié qui avait pris possession du visage de celle qu'il aimait, il sourit doucement et passa sa main droite contre sa joue pour la rassurer. Le capitaine Mayuri Kurotsuchi, celui de la douzième division, a été capable de me sauver et j'ai pu reprendre part au combat. Encore une fois, grâce à ton frère nous avons pu vaincre et sauvé la Soul Society, malheureusement la guerre a causé beaucoup de dégâts, aussi bien humains que matériels. Je me devais de rester là-bas pour aider à tout reconstruire, tout était tellement ravagé que même après quatre ans, nous n'en sommes qu'à la moitié de toutes les réparations. Je, reprit le détenteur de Hyorinmaru en caressant à l'aide de son pouce les douces lèvres de Karin, comme pour se donner du courage, il entamait la plus dure partie de son explication ; celle durant laquelle il dévoilait à voix haute ses sentiments. Ce n'était pas facile à faire, mais encore une fois, il le devait bien à celle qui avait capturé son coeur. Le fait de mourir et d'être ensuite transformé en zombie m'a beaucoup marqué et j'ai commencé à me remettre en question. Si je mourrais demain, que me resterait-il ? Ma seule famille sont ma grand-mère et Hinamori, mes amis ne sont que des collègues de travail finalement, je n'ai personne qui m'attend chez moi, personne pour me souhaité bon courage le matin avant d'aller travailler ou m'accueillir le soir. Je n'ai pas une personne qui m'aime plus que tout et que j'aime en retour à la folie. Et tu sais quel visage j'ai vu à cet instant ? Questionna-t-il d'une manière totalement rhétorique, alors que la plus jeune se contenter de hocher la tête de gauche à droite et de froncer les sourcils à la fois perdue et soucieuse. Le tien, c'est le tien que j'ai vu Karin. C'était toi. C'est toi depuis presque quatre ans. »
 
          Le Shinigami termina sa tirade avec passion, ses yeux brillants sous l'émotion tandis qu'il prenait totalement le visage de l'être qu'il aimait en coupe et collaient avec douceur leur front. La belle Kurosaki allait pleurer, elle sentait son c½ur se gonfler de joie et sa vue s'embrumer. Jamais personne ne lui avait parlé de cette manière, jamais personne ne s'était autant ouvert pour elle. Certes le jeune homme ne lui avait pas exactement dit qu'il l'aimait, mais elle s'en contre fichait, les derniers mots qu'il avait prononcé étaient bien plus puissants. Que pouvait-elle bien lui répondre après cela ? Karin avait l'impression que ses sentiments étaient ridicules comparés à ceux de Tôshirô, elle ne les avait compris qu'aujourd'hui le capitaine au contraire l'attendait depuis des années à présent. Ses lèvres commencèrent à trembler, son nez à se boucher et des perles salées roulèrent sur ses joues, elle serra avec force les cheveux blancs qu'elle aimait tant, tentant de faire comprendre tout ce qu'elle ressentait au jeune homme. Le dieu de la mort dû sentir les larmes mouiller ses doigts, parce qu'il s'éloigna subitement de la lycéenne, étonné, avant de lui essuyer ses joues et de l'embrasser toujours avec cette même douceur. La footballeuse répondit avec plaisir au baiser que lui offrait Hitsugaya, elle était tellement heureuse, elle ne s'était jamais sentie aussi vivante de toute sa vie, si bien qu'elle finit par rompre le baiser à force de sourire.
 
« Tu es tellement belle, chuchota Tôshirô en caressant les racines pleine de sueur de l'adolescente avant de la glisser sur tout sa queue de cheval pendant que la première fille de Isshin et Masaki devenait de plus en plus rouge. Toutes les fois où je t'ai regardé de loin durant mes passages sur Terre, te regardant t'embellir de jours en jours, te voyant si près de moi et pourtant si loin. Je souhaitais tellement resté à l'écart pour te laisser vivre une vie normale, soupira avec regret le plus vieux et Karin posa son index sur ses lèvres, ne voulant plus l'entendre parler.
-Depuis quand la famille Kurosaki est « normale » ? Se moqua-t-elle légèrement, les faisant tous les deux glousser avant de reprendre un air sérieux. Tôshirô, j'espère sincèrement que tu sais à quel point tu comptes pour moi et je suis désolée de ne pas pouvoir te le dire avec des mots tu sais bien que ce n'est pas mon point fort, malgré tout je-
-Je peux le voir dans tes magnifiques yeux Karin, j'ai toujours pu voir ce que tu ressentais grâce à eux, ils sont la porte menant à ton âme, alors ne t'inquiète pas pour cela, la rassura-t-il immédiatement et ils se sourirent mutuellement, avant que la lycéenne ne frissonne violemment, son corps n'étant plus soumis à l'effort, elle poussait ressentir la température glaciale de cette fin de janvier. Il fait froid, rentrons à la maison.
-Prêt à affronter Ichigo ? »
 
          La question de la brunette laissait ressortir toute l'inquiétude qu'elle possédait envers l'homme qu'elle aimait. Elle connaissait parfaitement son frère et elle craignait le pire pour le capitaine. Au fond d'elle, elle espérait que pour une fois son aîné ne régirait pas sous l'impulsion ou alors que Orihime qui était au courant de son affection pour Tôshirô l'aurait calmé à l'avance. Cependant, Hitsugaya se contenta de hausser les épaules, avec une indifférence qui lui allait à la perfection avant de passer un bras sur ses épaules pour lui tenir un minimum chaud et la rassurer par la même occasion. L'adolescente pouvait sentir à quel point il était stressé, mais aussi à quel point il assumait ses sentiments envers elle et elle n'en fut que plus contente. Ils prirent ensuite la direction de la clinique familiale, à pied et dans un silence agréable, Karin le remerciait silencieusement pour ne pas avoir utilisé le shunpo dans le but de profiter des dernières minutes de sérénité qui leur étaient offertes avant un long moment.
 
          Sur le chemin jusqu'à la maison, Karin regarda attentivement autour d'elle. La neige commençait certes à fondre, mais elle lui semblait toujours -si ce n'était même pas plus- apaisante et époustouflante. Son sourire qui n'avait pas quitté ses lèvres depuis qu'elle s'était retrouvée seule avec Tôshirô s'agrandit. Elle comprenait enfin d'où venait son amour pour l'hiver et pour le pur voile blanc. Toutes les clefs de l'énigme étaient là depuis le début, juste sous son nez et il lui avait fallu presque trois mois pour le comprendre ; elle était tombée follement amoureuse de Tôshirô.
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Premier one-shot que je poste sur ce blog, premier que j'écris sur un manga en facilement trois ans et premier que j'écris sur l'univers de Bleach. Autant vous dire que je suis particulièrement anxieuse face aux réactions que vont vous procurer la lecture. S'il vous plait, montrez-vous honnêtes, que cela soit pour dire des points positifs que négatifs, tout ce que je cherche, c'est à devenir meilleure. Merci de m'avoir lu, x.
Chloë.
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Tags : Two Shots - Bleach - Hétéro - Kurosaki Karin & Hitsugaya Tôshirô

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Comments :

  • x-On-My-Own-x

    21/05/2018

    Mgnifique TS !
    Tout d'abords, je n'ai jamais vu Bleach, alors je découvre les personnages, de cette façon, je ne remarque pas si les caractères des personnages changes ou non. Je pense que je profite plus de l'écrit du coup (;
    Mais je me suis rensaignée histoire de connaitre la base du manga !
    Comme toujours, la présentation est soignée, la différence entre le dialogue et la narration est présente, les alineas permettent l'allègement des pavés conséquent et tu fais de nombreux sauts de lignes, qui allège, encore un fois, ton texte, car je dois dire que les deux parties de ton TS sont sacrément longues, mais si bien écrit que je l'ai dévoré !!! (: Malheuresement, la taille incite peut être certaines personne à ne pas le lire, par flemme, manque de temps ou autre...
    Le vocabulaire est soutenu mais le dialogue est "normal", en langage courant. Les sentiments de Karin sont bien écris, expliqués, décris, et c'est très agréable de ne pas lire un texte baclé, on voit que tu as du y passer un certains temps, bien que tu ai l'habitude de rédiger, et que tu aime ça.

    Le premier paragraphe, j'ai remarquée que tu le faisais souvent, ce que je trouve bien, est une bonne entrer en matière. Tu ne cite pas immédiatement le personnage, tu décris la "situation" dans laquelle est Karin avant de t'attaquer directement à ses sentiments, impressions, etc...

    Je dois t'avouer que cette phrase m'a particulièrement frappée, je l'adore, sans doute parceque ça m'arrive de temps en temps !
    "Elle resta comme cela, devant chez elle, pendant un nombre incalculable de minutes, appréciant la simplicité de ce moment qui l'apaisait."

    J'aprécie beaucoup l'entrée en matière de la deuxième partie -comme la première- car ce n'est pas la parfaite continuité de la fin de la première partie.
    J'ai remarqué aussi qu'il y avait moins de dialogues, mais la minorité ça n'influ pas sur l'histoire, les dialogues sont bien placés alors "no probleme" ~

    Le match est superbe ! On voit et comprend parfaitement les émotion que ressent Karin, des emotions normales dans ce genre de situation. Et puis cette histoire d'amour ! Tu m'as comblé ! J'ai presque ris en lisant le texte vers la fin -le mileu, je sais plus- c'était tellement mignon, j'adore ce couple, c'est pas possible ♥️♥️♥️

    Et bien j'ai beaucoup aimer ce TS et le couple ! Je te félicite ma chère *^*
    Note qu'il n'y a qu'avec toi que je fais des critiques aussi longues, bien qu'elle soit globale !
    x.

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